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La
petite enfance
Prem Rawat est né dans le nord de l’Inde. Il est le
plus jeune d’une famille de quatre garçons.
Son père est un maître renommé pour l’enseignement
qu’il dispense.
Selon ses proches et sa famille, les dispositions naturelles
du jeune Prem à parler de la paix se révèlent
très tôt. Aussi, dès l’âge
de 4 ans, son père l’autorise à prendre
la parole avant lui en public. Ses propos, emplis de sagesse,
intriguent et captivent l’auditoire.
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La
succession
À la mort de son père, en 1966, il n’a que
huit ans. Il accepte la responsabilité de poursuivre
l’œuvre de celui-ci en faisant connaître
cette possibilité de trouver la paix intérieure.
C’est à ce moment-là que le titre honorifique
de « Maharaji », lui est donné,
ce qui, en Inde, est une marque de respect et d'affection
envers un maître qui aide à l’accomplissement
de soi.
À partir de cette époque, il partage son temps
entre sa scolarité et les rencontres avec ceux qui
souhaitent l’entendre.
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Suivre
une scolarité tout en voyageant intensément
pour donner des conférences constituait, pour le moins,
un curieux mélange. Je me souviens d’avoir été
souvent interrompu dans mes devoirs parce que des personnes
arrivaient de loin pour me rencontrer. 
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L'arrivée
en occident
En 1969, un groupe de jeunes Anglais le découvrent lors
d’un voyage en Inde. Touchés par ses propos
et sa façon d’être, ils lui demandent
de venir en Angleterre.
En juin 1971, profitant de ses vacances scolaires, Prem Rawat
part pour Londres. Il a alors treize ans. En juillet de la
même année, il répond également
à la demande de jeunes Américains, et donne
plusieurs conférences aux États-Unis.
L’intérêt manifesté pour son
message est alors tel, que beaucoup insistent pour qu’il
ne reparte pas en Inde. Finalement, il prend la décision
d’interrompre sa scolarité pour répondre
aux multiples invitations à faire connaître
cette possibilité de paix intérieure. Celles–ci
ne tardent pas à provenir de tous les continents.
Ce jeune adolescent, souvent habillé à l’indienne
et qui parle de paix intérieure, attire immédiatement
l’attention des médias. Il fait alors face à
leurs nombreuses sollicitations, mais les interviews télévisées
et les nombreux articles préfèrent mettre en
avant son côté enfant prodige plutôt que
son message.
Il finit par ne plus répondre à ces sollicitations
car l’intérêt porté à sa
personne ne sert en rien sa priorité, celle de faire
savoir à chacun l’extraordinaire possibilité
qu’il a de connaître la paix.
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En
1971, pendant mes vacances d'été, je suis venu
en Occident. Je suis arrivé à l'aéroport
de Londres-Heathrow avec à peine 25 livres sterling
en poche. Je n'avais aucune notion des fuseaux horaires ni
la moindre idée de ce qui m’attendait.
Mon père avait envisagé mon départ
pour l'étranger afin de faire connaître cette
possibilité. Et voilà qu'à treize ans
je m'y trouvais, enthousiaste, épuisé, fasciné
; un jeune garçon porteur d'un message ancien. 
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Le
temps des voyages
Depuis qu’il a quitté l’Inde, Prem Rawat consacre
tout son temps à faire connaître cette possibilité
de paix intérieure et à aider ceux qui veulent
la vivre. Il voyage inlassablement sur tous les continents
en réponse aux invitations à donner des conférences.
Chaque année, il fait plusieurs fois le tour du monde
pour inspirer des centaines de milliers de personnes, quelles
que soient leurs origines sociales ou culturelles et leurs
croyances, à trouver la paix en elles.
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Je
parcours le monde pour dire aux gens qu’il y a quelque
chose de beau en eux et que, s’ils le veulent, je peux
le leur montrer. [...] Depuis que je suis très jeune,
je voyage dans le monde entier pour cette raison. J’aime
transmettre ce message, parce qu’il apporte de l’espoir.
Dans cette jungle, il y a de l’espoir. 
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Le temps des grands choix
Depuis toujours, Prem Rawat tient à mettre en avant le caractère
universel de son message. Il l’a donc progressivement
dépouillé de tous les particularismes culturels
qui y étaient attachés à l’époque
où il a quitté l’Inde.
Pour que chacun puisse y accéder facilement, il utilise
les technologies de communication les plus modernes.
Au-delà des mots, qui inspirent ou suscitent l’enthousiasme,
Prem Rawat propose un enseignement gratuit qui permet à
chacun d’apprendre à entrer en contact avec
la paix qui se trouve en
soi.
Pour assurer l’homogénéité de
sa transmission à travers le monde, il a conçu
une série de DVD qu’il appelle les Clés.
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Lorsque
je suis arrivé en Occident, il n'était possible
de recevoir la
Connaissance que dans un seul pays.
Maintenant, cette possibilité est offerte dans plus
de quatre-vingt pays. Comme il n'y a pas et qu’il n'y
a jamais eu de plan préétabli pour accomplir
tout cela, je me trouve dans un processus continu de simplification,
de redécouverte et de réinvention. 
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La
vie privée
Citoyen américain, Prem Rawat réside à Los
Angeles avec sa femme. Ils ont quatre enfants.
Musicien, poète et peintre, il est aussi pilote d’avion.
Il peut ainsi se déplacer aisément pour répondre
aux nombreuses invitations à présenter son
message à travers le monde
En privé, Maharaji est perçu comme une personne
plutôt réservée, douée d'un sens
de l’humour aiguisé et d’une grande bienveillance.
Très respectueux des choix individuels, il encourage
chacun à assumer ses responsabilités, à
tirer les leçons de ses agissements et à aller
de l’avant.
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Tout
au long de ces années, certains ont essayé de me
faire entrer dans un moule. Mais, depuis mon plus jeune âge,
je n'ai jamais pu leur faire ce plaisir.
Quand j'étais très jeune, ils recherchaient
le « vieux gourou aux cheveux argentés, tout de blanc
vêtu ». Je n'avais que huit ans.
Quand leur recherche les menait en Inde par milliers, j'étais
en Occident.
Quand ils s'attendaient à des discours sophistiqués,
je parlais de choses simples.
Quand ils voulaient le nirvana, je disais : «
Vous avez besoin de paix ».
Quand ils disaient : « Parlez-nous des Écritures
», je répondais : « Cherchez en vous ».
Quand ils me demandaient : « Quelles sont vos
compétences ? », je disais : « Jugez-moi
sur ce que j'offre ».
Aujourd'hui encore, certains me voient comme ils veulent
me voir. Après tout, je reconnais qu'il est plutôt
confrontant de voir les choses telles qu'elles sont réellement.
J'ai évolué, mais mon message reste
le même. Extérieurement, j'ai changé, mais
en moi une chose reste la même. 
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